Journée mondiale de l’enfance 20 Novembre 1989 - 20 Novembre 2018

Une journée dédiée à l’enfance

La Journée mondiale de l’enfance a été créée en 1954 et est célébrée chaque année le 20 novembre afin de promouvoir le respect et les droits des enfants.

Le 20 novembre marque le jour de l’adoption par l’Assemblée de la Déclaration des droits de l’enfant  en 1959, et de la Convention relative aux droits de l’enfant, signée en 1989. Depuis 1990, la Journée marque également l’anniversaire de l’adoption la Déclaration et de la Convention relative aux droits de l’enfant.

 

Historique du contexte social de l’enfant 18è-20è siècles

Au 18ème siècle l’abandon apparait comme le moyen facile de se débarrasser d’un enfant gênant socialement, ou que l’on ne peut économiquement pas assumer.  Le nombre d’abandons est proportionnel aux difficultés économiques. Jusqu’au milieu du 19ème siècle, la pratique la plus courante est de déposer l’enfant dans un lieu public ou encore sur le porche d’une église. A la veille de la révolution française, un enfant sur trois est abandonné.

Les facteurs de l’époque sont :

  • L’aggravation de la misère,
  • L’augmentation de naissances illégitimes
  • Le manque d’attachement dont l’enfant fait l’objet
  • La qualité présumée du recueil

Saint-Vincent-de-Paul a joué un rôle fondamental dans le recueil des enfants en fondant l’hôpital des enfants trouvés en 1638. Les principes étaient posés : il y avait un dossier par enfant, une règlementation pour le logement, la nourriture, le trousseau, le recrutement des nourrices, le placement des enfants et leur instruction.

La révolution marque une étape importante en proclamant le droit à l’assistance et oblige la nation de s’occuper des orphelins.  L’assistance publique et la gestion du service des enfants assistés ont beaucoup évolué au 19ème siècle. La fonction essentielle est d’accueillir les enfants à l’hospice dépositaire avant de les placer en nourrice. Ces évolutions se sont faites parallèlement au progrès de la scolarisation. Dès la fin du XIXe siècle, l’enfant devient un sujet du droit. On peut alors parler de droit de l’enfant.

Il faut souligner qu’il n’existait au 19ème siècle aucune structure pour accueillir ou accompagner la mère et l’enfant ensemble.

Il faut attendre le milieu du 20ème siècle pour la mise en œuvre de l’ordonnance sur la Protection Maternelle et Infantile (PMI), la création de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) et la reconnaissance officielle des maisons maternelles (circulaire 26.06.1956).

La législation autour de l’enfant a véritablement progressé jusqu’à déboucher sur les droits de l’enfant. L’intérêt supérieur de l’enfant est une notion de droit international privé introduite en 1989 par la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant. Ces dernières années ont vu apparaître des nouveaux débats sur la limitation des actions que pouvaient exercer les parents sur leurs enfants et la notion de Protection de l’Enfance.

C’est le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé qui mène la politique générale d’action sociale du pays dont celui de la protection de l’enfance. La protection de l’enfance en France comporte deux volets :

  • la protection administrative ;
  • la protection judiciaire des mineurs.

La première est confiée au Conseil Départemental (département, direction de la solidarité départementale, associations agréées, établissements agréés, éducateurs spécialisés). Elle est régie par le code de l’action sociale. La seconde est confiée au ministère de la justice (État) à travers le juge des enfants et le procureur de la République. Le code civil faisant référence.

Le Conseil Départemental est responsable de la protection de l’enfance localement. Trois services contribuent à sa mise en œuvre :

  • l’aide sociale à l’enfance (ASE)
  • La protection maternelle et infantile (PMI)
  • Le service social départemental

En 2007, a été adopté la réforme de la protection de l’enfance, qui vise à améliorer la prévention et le signalement des situations à risque pour les mineurs. Les principales mesures sont les suivantes : la prévention, le signalement et la prise en charge.

A l’association Saint-Raphaël, la protection de l’enfance dans le cadre d’un accompagnement mère-enfant est une action menée depuis un siècle et demi. Au 19è siècle on parlait de Saint-Raphaël comme une œuvre « de réhabilitation morale, en faveur des infortunées dont un moment de défaillance a compromis l’honneur et celui de leur famille » 1.  Les archives internes attestent que l’objectif de cette œuvre était de protéger l’enfant en lui offrant un cadre familial, et dans le meilleur des cas consolider le lien entre la mère et son enfant.

Aujourd’hui, au sein de l’Association, c’est le SAEF qui se charge d’accompagner les jeunes parents.. Ses missions sont la protection de l’enfance, le soutien à la parentalité et l’aide à l’insertion sociale.

L’objectif est d’aider les familles à accéder à une autonomie de vie, à  assumer leurs responsabilités parentales, à devenir des citoyens responsables. Les familles accueillies bénéficient d’un accompagnement psycho-socio-éducatif  s’articulant autour de 3 axes : la relation mère-enfant, l’insertion professionnelle et l’insertion par le logement. Pour en savoir plus

2018-11-21T11:31:02+00:00