Blanche Frichot "Tout pour le bon Dieu et tout pour les âmes"

Première Mère Supérieure de l’œuvre de Saint-Raphaël

(1850 – 1924)

Blanche Frichot est née, le 24 Octobre 1850, à Paris dans une famille ouvrière, aux idées républicaines et anticléricales. Pourtant elle adhéra très jeune à l’enseignement de la foi catholique chez les Sœurs de Saint-Louis qui lui faisait la classe. Coïncidence ou humour divin, le jour de sa naissance, on fêtait la Saint-Raphaël.

Elle entre plus tard, dans le Tiers-Ordres du Cœur de la Mère Admirable, dirigé par les Eudistes. [note : Société fondée vers 1659 pour des femmes non mariées, voulant demeurer dans le monde tout en restant chastes et en pratiquant de nombreux actes de piété]

En 1880, Blanche Frichot ouvre et dirige un atelier de conception de fleurs artificielles à Montreuil, en attendant sa vocation. Sur les conseils de l’abbé Connely, en 1887, Blanche Frichot rentre à Saint-Raphaël en tant que Dames (dévouée à l’œuvre) économe. 4 ans plus tard, elle prononce ses vœux de religion et devient directrice de l’œuvre de Saint-Raphaël jusqu’en 1918.

En 1893, c’est le grand déménagement, Blanche Frichot fait l’acquisition d’une propriété (propriété actuelle) à Antony pour l’œuvre de Saint-Raphaël. La même année, les Dames de Saint-Raphaël se constituent congrégation religieuse sous le nom des « filles de cœur Miséricordieux de Marie ». Cependant, à cause du contexte politique de l’époque, elles restèrent connues sous le nom de « Dames de Saint-Raphaël ». En 1900, on accueillait à Antony 80 mères et 200 enfants.

Blanche Frichot se consacra 35 ans à l’œuvre de Saint-Raphaël, au service des enfants et des filles-mères.

Le récit de sa vie est retranscrit dans le livre « Des fleurs pour le bon Dieu », A. De la Tourrasse.

2018-10-03T17:19:58+00:00